l'histoire

l'histoire
Chaque soir, Wendy émerveille ses jeunes frères avec ses fantastiques récits épiques, jusqu'au jour où son père décrète qu'elle est désormais trop grande pour partager leur chambre...
Ce que les adultes ignorent, c'est qu'un autre garçon, Peter Pan, se passionne lui aussi pour les histoires de Wendy. Il vient de loin pour les écouter. Sa soudaine apparition va marquer le début d'aventures aussi fabuleuses qu'exaltantes...
A travers le ciel étoilé, Peter, les enfants et la minuscule fée Clochette prennent le chemin d'un endroit où le rêve est roi : le Pays Imaginaire...
Là-bas, Wendy et ses frères découvrent les Garçons Perdus et leur repaire souterrain. Mais le danger rôde et l'infâme Capitaine Crochet est prêt à tout pour remporter le combat qui, depuis longtemps, l'oppose à Peter...
# Posté le jeudi 25 octobre 2007 11:41

PETER PAN




Pour un film comme "Peter Pan", ou devrais-je dire pour une histoire telle que celle de Peter Pan, la musique qui doit accompagner la personne qui lit ou qui regarde cette histoire doit être aérienne et magique. Ou du moins doit en donner l'impression. Car a chaque fois que l'expérience fut faite au cinéma, Peter Pan a reçu une des plus belles performances des compositeurs, par exemple avec "Hook", film de Spielberg accompagné de la musique de John Williams, et "Finding Neverland" par Jan A.P. Kaczmarek.
Tous se différencient sur un détail, sur un style, comme chaque compositeur. James Newton Howard a fait pour ce film une musique qui se démarque même de ses compositions précédentes. Bien évidement, le thème souvent retrouvé est celui de l'air, du ciel, du vent... du rêve en général, de l'escapade. Cela fortement appuyé dans "Flying", grâce à un thème soutenu par un synthétiseur, c'est ce qui fait la spécificité de James Newton Howard sur ce film. Le synthétiseur apporte quelque chose de nouveau, un appui particulier qui aide les enfants à s'envoler avec nous, le spectateur. Ensuite on le quitte pour une véritable envolée des anges accentuée par des ch½urs et un glockenspiel, ainsi que les vents et cuivres qui provoquent une réelle explosion lorsque le vol touche à sa fin. « Flying » n'est qu'une succession de phrases pratiquement identique. Mais à chaque fois, l'instrument maître change pour laisser la place à un autre, ou alors pour se grouper et reformer l'orchestre au fur et à mesure de la partition.
On notera qu'au fil de l'écoute, les morceaux s'assombrissent. Au fil de l'histoire, on ressent dans la musique la part de réel reprendre le dessus, comme dans « Please don't die »... Il y persiste tout de même quelque thème de magie, tel que celui de « Tinkerbell » ou clochette. Ce thème, agrémenté de cloches de différentes tonalités, nous montre la dualité de la petite fée. Elle montre une créature d'abord charmante, avec un thème assez doux, presque mélancolique, puis ensuite on découvre ses ailes, avec un solo de flûte accompagné par un glock et un triangle. Et pour finir, un thème assez lourd, presque inquiétant, avec l'arrivée du cor. Mais James Newton Howard a su également transmettre dans sa musique les touches d'humour présentes dans le film... tel « A note from the teacher », dans lequel on peut s'apercevoir d'un dramatisme assez exagéré, usant de cuivres balourds et de violoncelles.

Le romantisme et le thème de l'amour enfantin est présent également, dans le thème de « Fairy's Dance ». Il traduit une innocence et une naïveté légère, aérienne. Essentiellement composé de glockenspiel, un solo de hautbois, des flûtes et quelques ch½urs, que l'on peut soupçonner être un ch½ur composé d'enfants d'ailleurs. Les bois et les cordes soutenant simplement le thème joué par le glock. C'est un thème assez simple, mais très émouvant. Il traduit un moment de l'histoire où il n'y a plus vraiment de problèmes, tous évacués dans cette danse des fées. Il en est de plus agréable donc. Le thème commence doucement, un petit filet de notes grâces aux cordes... puis ensuite nouveau thème fait son entrée, plus lourd, plus insistant (aux environs de 0.28 min), en changeant de tonalité, pour prendre un ton mineur grave. L'heure est grave, l'heure est au désespoir majeur. On pourrait même entendre un cri sur cette musique, un cri déchirant dont le crescendo des instruments ne seraient qu'un simple accompagnement. Ensuite, c'est un thème de colère, de haine qui arrive a renforts de cuivres, avec un solo de trompette, repris par les vents.
C'est une musique qui composte étonnement, tristesse, puis enfin désespoir et colère. C'est le thème le plus bouleversant de la bande originale car ces quatre émotions ne sont plus celles d'un enfant, elles traduisent un esprit torturé, un esprit en proie a de trop nombreux sentiments, trop pour qu'il puisse s'agir d'un enfant.

James Newton Howard nous peint une musique presque suffisante à elle-même. Je veux dire que si l'écoute est faite avec attention, on peut arriver à retrouver les aventures de cet enfant, on peut arriver à ressentir ce qu'il ressentait à tel moment. On arrive en fait à se mettre dans la peau de ce petit garçon qui a refusé de grandir. Et c'est peut être aussi un peu pour cela qu'elle en devient précieuse.


musique:James Newton Howard-I do believe in fairies
# Posté le jeudi 25 octobre 2007 11:43
Modifié le mardi 06 mai 2008 15:53

peter et wendy

Fasciné par la jeune Wendy (Rachel Hurd Wood), Peter Pan (Jeremy Sumpter) n'a de cesse que de voler jusqu'à sa fenêtre pour la regarder jouer et dormir. Un soir, à la recherche de son ombre perdu, le garçon volant se retrouve nez à nez avec la jeune fille, à qui il propose de s'envoler pour son monde, le pays imaginaire. Wendy, sur le point d'être envoyé chez sa tante pour recevoir une éducation plus sérieuse, saisit la main de Peter et vole droit en direction du ciel, accompagnée de ses deux frères John et Mickaël, pour découvrir le pays de Peter. Un monde rempli d'enfants perdus, d'indiens, de pirates, où sévit le pire ennemi du garçon : le capitaine Crochet (Jason Isaacs), un homme sanguinaire vouant une haine démesurée envers Peter Pan depuis que celui-ci lui a coupé la main pour l'offrir en pâture à un crocodile...


Les adaptations furent nombreuses, ce qui n'empêcha P.J. Hogan d'accepter d'en rajouter une autre couche. On se demande bien, alors, ce que pourra apporter la cuvée 2004 si ce n'est une déferlante d'effets spéciaux modernes qui ne servirait qu'à donner un peu de couleurs à la soupe. Car l'histoire de ce garçon libre comme l'air, tout le monde (ou presque) y a déjà une fois dans sa vie goûté, au minimum par la célèbre version des animateurs de chez Disney. Même Steven Spielberg en a pianoté quelques notes en imaginant une suite aux aventures de Peter Pan (Hook Ou La Revanche Du Capitaine Crochet). Sceptique, nous pouvons l'être. Surtout après s'être aperçu qu'effectivement, le poulain de Hogan allait franchement donner dans le numérique à haut budget ; mais pas à la légère. L'essence même du livre n'est pas ignoré : continuellement, l'ordinateur travaille à confondre réalité et imagination, à magnifier les paysages pour mieux les rendre irréels, comme tout droit sorti d'un songe dont Pan en est le principal gardien. Un rêve qui se heurte à la froideur du monde des adultes, Londres, sombre et peu accueillant. Mais il n'y a bien que les décors pour faire apparaître clairement cette opposition, délaissée par le scénario qui affiche une préférence quasi-totale pour la rancune de Crochet et ses maintes tentatives hargneuses envers Peter.
L'adaptation, si elle vise le jeune public, n'en reste pas moins un divertissement grand public qui pourra plaire aux grandes personnes, bien qu'il fasse la part belle au sentimentalisme de bas étage et en néglige volontiers les quelques débuts de réflexion sur l'enfance et le passage à l'état adulte. Cinéma oblige, le film dévie plusieurs fois de l'oeuvre originelle, de façon mineure, pour mieux enrichir l'histoire et le spectacle visuel, parfois à bon escient, parfois à mauvais. Un schéma qui se répète minoritairement dans le casting, où l'excellent côtoie également le troublant. Autant Jason Issacs se montre parfait dans les deux aspects de son jeu (Mr Darling d'un côté, Capitaine Crochet de l'autre - une tradition théâtrale qui veut que ces deux personnages soient joués par le même acteur), autant Jeremy Sumpter semble un peu trop figé dans son sourire crispé de séducteur insensible, sans parler de Ludivine Sagnier qui navre par l'excès de sa composition de Clochette.


Le mythe de Peter Pan renaît dans ce conte féerique dont la magie demeure globalement sur l'ensemble de sa durée, malgré quelques passages à vide et effets spéciaux un peu moyen. Jason Isaacs assume remarquablement bien le port du crochet, et écrase pratiquement de sa prestance un Jeremy Sumpter parfois peu inspiré. Leur combat, mêlé d'humour bon enfant et d'amour un peu précoce, constitue la bonne surprise de ce début de mois de février.

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 11:45
Modifié le lundi 29 octobre 2007 14:16

peter pan

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 11:47
Modifié le vendredi 26 octobre 2007 09:34

peter pan

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 11:51